𝐓𝐫𝐨𝐢𝐬 (𝟑) 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐞𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐥𝐬
𝟏. 𝐓𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐜𝐞 : Le volume des incidents liés à la sécurité humaine fléchit légèrement, s’établissant à 33 événements en mai contre 36 le mois précédent. Cette baisse marginale ne saurait masquer la persistance d’une tendance de fond préoccupante.
𝟐. 𝐓𝐲𝐩𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐢𝐭𝐬 : Les menaces se diversifient et touchent à la fois la criminalité, l’économie (hausse du prix des produits pétroliers), le climat et l’environnement (alertes météo et risques d’inondation), le social (appel à des manifestations et revendications), la justice (grève de la faim à la prison de Lomé), les infrastructures (incendies, accidents de la route, effondrement d’immeuble), le monde rural (risques de conflits agropastoraux) et les dynamiques communautaires (intronisation d’une femme cheffe de canton).
𝟑. 𝐂𝐚𝐫𝐭𝐨𝐠𝐫𝐚𝐩𝐡𝐢𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐳𝐨𝐧𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞𝐬 : Le nombre de préfectures affectées se resserre, passant de 8 à 7 localités : Cinkassé, Tône, Oti, Kéran, Haho, Yoto et Golfe.
𝐃𝐞𝐬 𝐑𝐞́𝐟𝐥𝐞𝐱𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐜𝐥𝐞́𝐬
Le léger recul du nombre d’incidents ne doit pas occulter la complexité de la situation. L’insécurité actuelle est multidimensionnelle (sociale, économique, environnementale,…). Traiter ces défis de manière isolée est insuffisant : ils exigent une réponse globale et multisectorielle.
Face à des risques interconnectés, le renforcement de la coopération et de la synergie entre les acteurs institutionnels, civils et humanitaires est la condition sine qua non pour bâtir des réponses plus agiles et efficaces.
“𝑳𝒂 𝒑𝒂𝒊𝒙 𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒄𝒓𝒆́𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒊𝒏𝒖𝒆.” 𝑹𝒂𝒚𝒎𝒐𝒏𝒅 𝑷𝒐𝒊𝒏𝒄𝒂𝒓𝒆́
Fiche sécuritaire_MAI 2026.pdf